Trucs et astuces du lundi : « Dois-je relire l’article avant publication ? »

Une semaine à Paris pour discuter de l’avenir de la presse et boom… des dossiers qui s’accumulent et aucun nouveau post.

A 20 jours de Noël, (c’est cadeau, ce clin d’oeil était facile) je vous propose mon point de vue sur un sujet qui peut être sujet à débat : Doit-on relire un article avant publication ?

Je ne connais aucun journaliste qui n’a pas été confronté à cette question au moins une fois. Cette problématique est souvent l’apanage des personnes qui ne sont pas habituées à parler à la presse.

Que l’on sorte d’une école de journalisme ou d’attaché(e) de presse, que l’on exerce cette profession depuis des années ou que l’on a l’habitude de cotoyer les professionnels de la presse, la réponse reste la même ; c’est NON.

Certes, on peut lire certains discours discordants. Je fais référence à ce très bonne article de Théo Haberbusch sur son blog.

Je suis d’accord sur le principe de vérifier avec la personne interviewée les propos qu’elle a tenus, c’est à dire de vérifier ces citations (hors urgence de bouclage), mais de là, à vérifier la totalité de l’article. Il y a une forme d’autocensure qui risque de s’installer lors du processus d’écriture. Il y a alors peu de chance que l’on dénigre un spectacle, que l’on mette en lumière les points faibles d’un projet commercial, que l’on dénonce les malversations de représentants syndicaux (ce ne sont que des hypothèses).

Comme tout bon reportage, le journaliste doit mettre en perspective les informations qui lui sont communiquées. Il doit alors vérifier ses sources et les confronter. La personne interviewée ne sera pas la seule source de son reportage. (même en cas de portrait)

Quid de « le journaliste a mal compris ce que je lui ai dit et il a écrit n’importe quoi » :

Pour éviter ce type d’erreur, un constat. Personne n’est parfait dans son métier. Entre faire un contresens et n’avoir rien compris à l’objet de l’interview, il n’y a qu’un pas. Le journaliste n’est pas infaillible ; pour prévenir à toutes ces incompréhensions, il ne faut pas hésiter à lui demander de manière informelle s’il a bien compris les informations que  vous lui aviez transmises une première fois. C’est-à-dire, penser à reformuler votre idée avec d’autres mots.

Pour conclure, le meilleur moyen d’être  compris, c’est d’être pragmatique, penser à utiliser des allégories issues du langage commun, ne pas utiliser un verbiage trop technique et ne pas donner l’impression de vendre son offre ou ses idées.